Quel était le contexte ? L’opération “distribution de billets verts” de mailorama devait redorer deux blasons : celui de la marque qui n’a pas une réputation idyllique sur la toile et celui du créateur Stéphane Boukris après l’épisode faismesdevoirs.com. Le concept était tout de même innovant : inspiré de l’action menée par bill le renfloueur aux USA, il s’agissait de donner de l’argent en échange d’un buzz médiatique. Dans le cas de “Bill le renfloueur”, l’opération est une réussite générant des retombées presse planétaires, dans le cas de mailorama, c’est un échec cuisant révélant et attisant des problèmes sociétaux.
Que s’est-il passé ? Un énorme défaut d’organisation : “Nous avons été victime de notre succès” déclarait Stéphane Bouhris. Il était évident qu’une opération comme celle-ci allait attirer énormément de monde, Entre 20 et 50 vigiles pour 5 000 à 10 000 personnes était-ce assez ? Est-il pertinent de ne pas mettre en place les barrières avant 9h00 du matin pour une opération prévue à 11h alors que la place était déjà bondée ? Voilà un cocktail qui ne pouvait qu’être explosif. Les affrontements qui ont suivi entre casseurs qui je cite “n’étaient pas venus là pour rien” & CRS en sont la plus simple expression.
Quelles améliorations auraient pu être mises en place ? Il est facile de critiquer à posteriori, mais les défaillances du système mis en place par mailorama sont flagrants : les files auraient due être prêtes la veille, avec une entrée et une sortie identifiée (afin d’éviter un phénomène frustrant : les derniers sont les premiers et inversement). Mettre en place un système de communication afin d’informer les participants du déroulement, de l’organisation, voire de l’annulation. Et enfin allouer une équipe suffisante au bon déroulement de l’opération notamment en termes de sécurité ! Reste à savoir si mailorama en tirera les leçons pour le report de l’opération.
Ci dessous un diaporama de clichés “pris sur le vif” :

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